Cette année Conférence sur la puissance navale du Canada a une fois de plus réuni les hauts dirigeants de la Marine royale canadienne (MRC), de la Garde côtière canadienne, des instances de gouvernance du Nord, du milieu universitaire et de l'industrie de la défense pour faire face aux dures réalités qui façonnent la sécurité maritime aujourd'hui.
Les discussions de cette année sont allées bien au-delà de l'acquisition de flottes et se sont concentrées sur la sécurité maritime en tant que défi pour l'écosystème national qui dépend de conscience du domaine persistante, données intégrées, résilience des infrastructures, adaptation au climat et gouvernance coordonnée entre de multiples agences.
Les intervenants ont souligné que le l'environnement maritime est désormais fondamentalement axé sur les données. Les véhicules autonomes, le radar à synthèse d'ouverture, l'analyse avancée et le suivi spatial transforment la manière dont les nations surveillent leurs océans. Pourtant, les systèmes de surveillance et d'information du Canada restent fragmentés entre les ministères, créant des lacunes dans la connaissance de la situation en temps réel.
Dans ce blog, Penny Switzer, directrice de la défense et de la sécurité chez GSTS, partage ses réflexions issues des principales sessions de conférence et discussions.
Les besoins de la Marine canadienne
Vice-amiral Angus Topshee, 38e commandant de la Marine royale canadiennele Commandant, a livré une évaluation sans ambages : le Canada Les défis de la sécurité maritime se multiplient plus rapidement que les outils et les structures conçus pour les gérer. La disponibilité de la flotte et les calendriers d'acquisition comptent toujours, mais ils ne suffisent plus pour suivre le rythme du paysage des menaces d'aujourd'hui.
Les risques modernes comprennent des tactiques hybrides telles que l'usurpation de données, la cartographie clandestine des fonds marins et l'utilisation de systèmes sans pilote pour sonder les défenses tout en maintenant un déni plausible. Les acteurs de la menace se tournent également vers des méthodes à l'attribution ambiguë, telles que la manipulation de l'AIS et les “ missions de recherche ” à double usage, pour obscurcir leurs véritables intentions et mettre en échec la répression traditionnelle.
Topshee a souligné la façon dont le changement climatique redessine l'environnement opérationnel, en particulier dans l'Arctique. La fonte des glaces crée de nouvelles voies navigables et attire des puissances mondiales, des exploitants commerciaux et des expéditions scientifiques. Parallèlement, l'empreinte du Canada en matière de surveillance et d'application de la loi reste limitée, laissant de vastes étendues d'eaux septentrionales sans surveillance.
Topshee a noté que Le Canada doit passage d'une présence saisonnière à une conscience permanente du domaine. Cela signifie détection multicoucheà travers les plateformes capables de naviguer dans les glaces, les capteurs sous-marins, les satellites, les infrastructures côtières et les réseaux de surveillance autochtones et communautaires.
Il a également souligné que l'avenir La marine doit être axée sur les données, intégrée technologiquement et pleinement en réseau.. À eux seuls, les navires ne peuvent assurer la sécurité maritime à grande échelle. La Marine royale canadienne a besoin d'un système moderne qui intègre des navires, des plateformes autonomes, des capteurs côtiers et des analyses alimentées par l'IA pour créer une image maritime dynamique et en temps réel. Cela nécessite des changements dans les priorités d'acquisition et dans l'état d'esprit, en passant d'une préparation basée sur les actifs à une préparation basée sur le domaine.
Priorités de modernisation de Topshee :
- Utilisation accrue de véhicules autonomes sous-marins et de surface pour la surveillance des fonds marins, la surveillance de l'Arctique et le the renseignements.
- Capacités de jumeau numérique qui aident à prédire les besoins de maintenance et à optimiser le maintien en condition opérationnelle de la flotte.
- Une cyberrésilience renforcée pour protéger les systèmes de navigation, de commande et de communication.
- Intégration renforcée avec la surveillance alliée et des cadres de renseignement au sein du NORAD, de l'OTAN et des Five Eyes.
- Recrutement et formation accélérés en cyberopérations, en robotique, en télédétection et en analyse d'informations maritimes.
Topshee a conclu sur un point central : la Marine demeurera la pierre angulaire de la sécurité maritime du Canada. Néanmoins, son efficacité dépendra de sa capacité à voir, à capter et à décider plus rapidement que les menaces émergentes.
Le besoin d'une grande stratégie maritime pour le Canada
Le contre-amiral à la retraite de la Marine royale canadienne Brian Santarpia a mis en lumière une contradiction nationale. Le Canada est une vaste nation maritime aux responsabilités croissantes, mais sa préparation, ses politiques et ses investissements ne suivent pas le rythme. Le pays manque d'une stratégie maritime unifiée qui relie ses priorités en matière de souveraineté, de sécurité, d'environnement et d'intérêts économiques.
Santarpia a expliqué comment le Canada fait désormais face à un ensemble de risques étroitement liés :
- Opérations dans la zone grise qui brouillent la frontière entre missions civiles, commerciales et étatiques.
- Défis d'attribution cela rend difficile l'identification de l'intention ou l'attribution des responsabilités dans les eaux contestées.
- Cybermenaces ciblant les systèmes de navigation, les ports et la logistique maritime.
- Activité étrangère accrue dans les eaux canadiennes, y compris la recherche non enregistrée, la surveillance et la cartographie des grands fonds marins.
- Changement climatique ouvre le passage du Nord-Ouest au trafic commercial et stratégique.
- Dépendance croissante envers les câbles sous-marins et des infrastructures énergétiques offshore.
- Nouveaux défis réglementaires et de sécurité environnant les projets d'énergie renouvelable en mer.
Ces menaces recoupent les mandats de la Marine, de la Garde côtière, de Transports Canada, des Pêches, des gouvernements autochtones et des organismes de sécurité nationale. Pourtant, ces groupes opèrent toujours sous des autorités, des systèmes de données et des processus de planification distincts. Il en résulte une posture de sécurité maritime inégale et fragmentée.
Quatre piliers clés
Santarpia a soutenu que le Canada a besoin d'une Grande Stratégie Maritime nationale bâtie autour de quatre piliers clés :
- Orientation stratégique – Une articulation claire des priorités nationales liées à la souveraineté, à la sécurité, à la gérance de l'environnement, aux routes commerciales et aux responsabilités en matière d'alliances. Le Canada doit définir ce qu'il cherche à accomplir et quels risques il est préparé à gérer.
- Gouvernance intégrée – Mécanismes modernes de planification coordonnée entre la Marine royale canadienne, la Garde côtière canadienne, Transports Canada, les partenaires nordiques et autochtones, et la communauté de la sécurité nationale. Les défis maritimes ne respectent pas les limites ministérielles, et la gouvernance doit refléter cette réalité.
- Technologie et infrastructure de domaine – Investissement dans des systèmes de surveillance multicouches comprenant des satellites, des capteurs sous-marins, des véhicules autonomes, des communications arctiques et une interopérabilité permise par l'IA. Ces capacités constituent la base d'une architecture de sécurité maritime moderne.
- Planification des capacités durables – Une feuille de route à long terme qui synchronise l'acquisition de la flotte avec les investissements dans la connaissance du domaine et la résilience numérique. Cette feuille de route doit résister aux pressions climatiques, à la concurrence géostratégique et à l'évolution technologique rapide.
Selon Santarpia, le Canada ne peut pas se permettre de prendre des décisions maritimes de manière isolée. Il nécessite une stratégie unifiée qui intègre la puissance navale, la présence des garde-côtes, la protection des civils, le partenariat autochtone et la gouvernance de l'Arctique au sein d'un cadre national unique.
La Garde côtière et son rôle de sécurité en constante évolution
Le directeur général Robert (Robb) Wight, directeur général de l'Approvisionnement des navires à la Garde côtière canadienne, a souligné un changement majeur en cours au sein du ministère. Traditionnellement perçue comme un organisme de sécurité, d'intervention environnementale et de recherche et sauvetage, la La Garde côtière est de plus en plus reconnue comme un acteur de première ligne de la sécurité nationale., en particulier dans l'Arctique et les approches côtières.
Le changement climatique amplifie cette transition. Des saisons de navigation plus longues, des conditions météorologiques instables, un tourisme accru et un trafic commercial en expansion créent de nouveaux risques dans les régions éloignées. Ces pressions se manifestent par une augmentation échouements de navires, des risques de déversement, de l'extraction illégale de ressources marines et d'une activité étrangère non surveillée dans des eaux écologiquement sensibles. Plusieurs de ces activités s'inscrivent dans la zone grise, où les comportements d'interférence, de cartographie ou de sondage sont intentionnellement subtils, niables et difficiles à attribuer.
Wight a souligné plusieurs défis structurels qui touchent actuellement les garde-côtes :
- Surveillance persistante limitée capacité dans l'Arctique
- Navires vieillissants et des délais longs pour le renouvellement de la flotte
- Lacunes de communication aux hautes latitudes qui restreignent la conscience de la situation
- Manque de systèmes numériques modernes qui intègrent des données environnementales, de navires et de sécurité
- Vulnérabilités cybernétiques croissantes au sein des réseaux de navigation et de communication de détresse.
Capacités prêtes pour l'avenir
Pour répondre aux demandes futures, les Gardes côtiers accordent la priorité à un ensemble de capacités d'avenir :
- Navires polyvalents et de classe polaire aptes à la navigation dans les glaces adapté aux opérations nordiques toute l'année.
- Surveillance par satellite pour le suivi des navires, la prévision des glaces et la détection des déversements.
- Systèmes aériens sans pilote pour une évaluation rapide et des patrouilles côtières.
- Communications arctiques résilientes via des réseaux de satellites en orbite terrestre basse.
- Plateformes numériques qui intègrent la météo, le comportement des navires et l'intelligence opérationnelle.
- Cybersécurité renforcée à travers les systèmes de navigation critiques et adjacents aux ports.
Un point clé souligné tout au long de ses remarques a été la nécessité d'un alignement opérationnel étroit entre les gardes côtières et la Marine royale canadienne. À mesure que les menaces deviennent plus hybrides, environnementales et technologiquement sophistiquées, aucune agence ne peut gérer seule l'ensemble du spectre.
Les communautés autochtones et nordiques ont été mises en avant comme des partenaires essentiels. Leurs connaissances locales, leur présence continue et leurs capacités de surveillance permettent une prise de conscience précoce des changements maritimes que les systèmes nationaux manquent souvent.
Selon Wight, La future posture de sécurité maritime du Canada dépend d'une Garde côtière modernisée et connectée au numérique, pleinement intégrée aux partenaires de la sécurité nationale..
Arctique : Pression stratégique et lacunes opérationnelles
Le panel sur l'Arctique a livré certaines des observations les plus urgentes et les plus révélatrices de la conférence. Le Nord se transforme plus rapidement que toute autre région du Canada, et cette transformation redéfinit la souveraineté, la sécurité et la planification opérationnelle en temps réel.
La fonte de la glace de mer ouvre de nouvelles voies navigables, attirant le trafic commercial, les missions scientifiques et l'activité d'États étrangers. Bon nombre de ces navires naviguent loin de l'infrastructure limitée dont dispose le Canada dans la région et hors de portée des outils de surveillance traditionnels. Cette activité croissante crée des lacunes en matière de visibilité à un moment où l'intérêt géopolitique pour l'Arctique augmente fortement.
Les panélistes ont souligné plusieurs défis majeurs :
- Liaisons saisonnières qui deviennent de plus en plus fiables pour le transit mondial.
- Recherche et surveillance étrangères expéditions aux intentions floues.
- Manœuvres dans la zone grise qui exploitent la surveillance lacunaire et remettent en cause la capacité du Canada à attribuer les actions en temps réel
- Vulnérabilités des câbles sous-marins, la cartographie des fonds marins et d'autres infrastructures essentielles.
- A manque de ports en eaux profondes et de logistique les plaques tournantes le long de la plupart des Passage de l'Arctique.
- Contraintes sévères sur les interventions d'urgence dans des régions éloignées et coûteuses.
- Volatilité environnementale, y compris l'érosion côtière, les dangers liés à la glace et les risques de déversement.
Les intervenants ont convenu que la souveraineté dans l'Arctique ne peut reposer sur des patrouilles navales périodiques. Elle exige conscience du domaine persistante soutenue par une détection en temps réel, des données intégrées et des partenariats solides avec les communautés du Nord et les communautés autochtones.
Comment combler le fossé dans l'Arctique
Pour combler ces lacunes, le panel a identifié plusieurs priorités :
- Capteurs autonomes sous-glaciaires et souterrains capable de détecter une activité là où les satellites ne le peuvent pas.
- Connaissance de la situation en temps réel créé grâce à des systèmes multicouches de satellites, de radars, acoustiques et de drones.
- Infrastructure mobile ou adaptée au climat qui peuvent servir de sites flexibles de commandement, de logistique et d'intervention d'urgence.
- Outils d'apprentissage automatique pour la prévision de la glace, la prédiction des dangers et la planification d'itinéraires.
- Surveillance communautaire autochtone intégrés directement dans les systèmes nationaux de conscience situationnelle.
- Installations arctiques à double usage qui prennent en charge à la fois les opérations civiles et de défense.
Madeleine Redfern, directrice exécutive de la branche nord d'Arctic360, a souligné que la surveillance menée par les Autochtones est essentielle, et non facultative. Les communautés nordiques sont souvent les premières à observer les changements environnementaux, le trafic maritime inhabituel et les risques émergents. L'intégration de cette connaissance locale dans la surveillance nationale renforce à la fois la souveraineté et la sécurité.
Construire la nouvelle génération de sécurité maritime
La session sur la technologie du futur a mis en lumière une réalité fondamentale pour le Canada : la sécurité maritime passe d'opérations axées sur les actifs à des opérations axées sur l'information. La question n'est plus seulement de savoir combien de navires le Canada peut déployer, mais avec quelle efficacité le pays est capable de détecter, d'interpréter et d'agir dans un domaine maritime vaste et de plus en plus complexe.
Les intervenants ont souligné une vague de technologies émergentes qui définiront la prochaine génération de sécurité maritime :
- Véhicules de surface et sous-marins autonomes capable de mener des patrouilles de longue durée dans des zones à haut risque ou inaccessibles.
- Constellations de satellites qui combine SIA, radar à synthèse d'ouverture, imagerie électro-optique et détection par radiofréquence.
- IA systèmes qui signalent des schémas de routage inhabituels, détectent l'usurpation d'identité et identifient les comportements suspects bien plus tôt que les seuls opérateurs humains.
- Jumelles numériques pour la planification de la maintenance, la modélisation de la logistique arctique et les simulations d'intervention en cas d'incident.
- Communications résistantes à l'informatique quantique et cyber-résilientes réseaux qui protègent les opérations maritimes critiques.
Le Dr Csenkey, boursier postdoctoral du Conseil de recherches en sciences sociales et humaines à l’Institut Brian Mulroney sur la gouvernance et au Réseau canadien de sécurité maritime, a souligné que le défi consiste à ne pas simplement collecter plus de données, mais leur donner du sens. Le volume de données maritimes du Canada augmente trop rapidement pour les modèles d'analyse traditionnels. La préparation pour l'avenir dépend de systèmes capables de corréler des informations provenant de sources multiples, de filtrer le bruit et de fournir des informations en temps réel.
Mme Salt, chercheuse auprès de Triple Helix à l'Institut canadien des affaires mondiales, s'est concentrée sur la menace croissante des cyberintrusions. À mesure que les ports, les systèmes de navigation, les installations offshore et les navires deviennent de plus en plus interconnectés sur le plan numérique, les vulnérabilités cybernétiques peuvent engendrer des risques opérationnels importants. La cyberdéfense maritime n'est plus une fonction de soutien mais une exigence de première ligne.
Thèmes de la sécurité maritime
Plusieurs thèmes ont émergé de la session :
- Le Canada doit investir dans des systèmes évolutifs et modulaires pouvant être mis à niveau rapidement.
- Longs cycles d'approvisionnement créer un risque alors que la technologie évolue chaque année.
- Interopérabilité entre les services et les nations alliées seront essentielles.
- Fusion de données, analyse automatisée et communications résilientes définira l'avantage décisionnel.
- Systèmes sans pilote et satellites deviendront des composantes essentielles de la conscience situationnelle persistante dans l'Arctique et les environnements extracôtiers.
Le Canada n'a pas besoin d'égaler les grandes puissances navire pour navire. Il doit développer une architecture de sécurité maritime qui intègre capteurs, satellites, outils cybernétiques et analyses avancées au sein d'un écosystème opérationnel unique et coordonné.
Conscience situationnelle pour la sécurité maritime moderne
La session sur la connaissance du domaine maritime a renforcé ce qui était devenu le thème central de toute la conférence : le Canada ne peut pas protéger ses intérêts maritimes sans une compréhension en temps réel de ce qui se passe dans ses eaux.
Les navires et les aéronefs demeurent essentiels, mais ils ne peuvent assurer une visibilité continue dans trois bassins océaniques, l'Arctique et les approches de l'Atlantique Nord. La sécurité maritime moderne dépend de la robustesse des systèmes de détection, d'intégration et de partage d'information du Canada.
Les intervenants ont souligné que la conscience situationnelle aujourd'hui va bien au-delà du radar et de l'AIS. Il comprend imagerie satellitaire, capteurs autonomes, intelligence environnementale, indicateurs cybernétiques, données portuaires, réseaux de signalement autochtones et flux d'informations commerciales.
Le panel a identifié plusieurs défis persistants :
- Données fragmentées dispersées dans l'ensemble de la Marine, de la Garde côtière, de Transports Canada, du ministère des Pêches et des organismes de sécurité nationale
- Importantes lacunes de détection dans l'Arctique en raison de la nuit polaire, des conditions météorologiques extrêmes, de la couverture de glace et des contraintes de communication
- Augmentation de l'activité des “navires obscurs” alors que les navires désactivent ou falsifient leur système AIS. Ces comportements font souvent partie de campagnes de zone grise plus larges, où les navires masquent leur identité, manipulent leurs traces de données ou mènent des missions à double usage qui compliquent l'attribution et la réponse
- Difficulté à détecter les menaces sous-marines, y compris les interférences avec les câbles sous-marins et les véhicules sous-marins sans pilote
- Intégration limitée entre systèmes d'information commerciaux, environnementaux et classifiés.
Recommandations pour renforcer la sécurité maritime
Les participants ont convenu que la comblement de ces lacunes nécessitera un effort national unifié, et non des solutions de contournement ministérielles. Plusieurs priorités ont été recommandées pour renforcer la posture de connaissance du domaine maritime du Canada :
- Développer une image du domaine maritime canadien qui intègre les données de tous les partenaires fédéraux
- Déployer des réseaux acoustiques sous-marins et de fonds de mer pour protéger les câbles et détecter l'activité souterraine
- Utiliser l'IA et l'apprentissage automatique pour identifier un routage inhabituel, une manipulation d'identité ou des anomalies comportementales
- Intégrer la surveillance autochtone et communautaire côtière en tant que couche formelle de surveillance nationale
- Développer les communications arctiques utiliser des réseaux de satellites en orbite terrestre basse pour maintenir une conscience situationnelle toute l'année
- Établir un Centre national de renseignement sur les opérations maritimes pour soutenir la prise de décision conjointe et une intervention coordonnée.
Nouvelle ère maritime pour le Canada
La conférence a fait passer un message d'une clarté évidente. Le Canada entre dans une nouvelle ère maritime façonné par le changement climatique, la compétition géopolitique, l'activité arctique croissante et la dépendance accrue à l'égard des infrastructures numériques et sous-marines. Les modèles de patrouille traditionnels et les systèmes départementaux cloisonnés ne peuvent pas suivre le rythme de ces pressions..
Bon nombre des comportements observés actuellement dans les eaux canadiennes se situent dans la zone grise, délibérément conçus pour masquer l'intention et compliquer l'attribution. Cela rend la connaissance de la situation intégrée et en temps réel essentielle pour identifier et contrer les menaces maritimes hybrides. Le L'avenir de la sécurité maritime du Canada dépendra de sa capacité à détecter, interpréter et réagir dans ses immenses espaces océaniques.
En tant qu'entreprise canadienne développant des solutions de renseignement maritime, GSTS considère que ces thèmes de conférence s'alignent directement sur les défis opérationnels que nous visons à relever. OCIANA® a été conçu pour offrir des capacités d'analyse avancée, de fusion multi-sources et de persistance situationnelle que les intervenants ont identifiés comme des lacunes critiques.
Bien que la technologie seule ne puisse résoudre les problèmes de sécurité maritime nationale, nous pensons que des plateformes comme OCIANA® peuvent servir d'éléments facilitateurs importants alors que le Canada met en place la posture intégrée et axée sur les données présentée lors de la conférence.
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